
AGNES L.
Exposition du 20 Mars au 12 Avril 2026
Cette exposition est un récit photographique qui raconte un voyage intime et initiatique, celui d’Agnes L. et qui répond à l’appel de son propre «héros intérieur».
Toutes les images de cette série sont des photographies faites durant cette quête, une quête faite de retour en arrière sur les traces de son mono-mythe (cf. Joseph Campbell Le héros aux mille et un visages) : une aventure géographique et temporelle mais aussi spirituelle : des paysages connus, des apparitions comme des flashs jaillis du passé, des incrustations d’un temps dans l’autre... tout ceci «fabrique» une allégorie au sens exact, grec, à savoir «parler en figures», ou plus simplement «raconter en images».
Ce travail photographique, qui prend également la forme d’un livre auto-édité à ce jour, évoque la découverte, la progression, l’ouverture et il se traduit ici par un changement d’état : voyager, c’est partir à la découverte du monde, mais aussi à la découverte de soi-même, les deux chemins ayant vocation à se rejoindre...
Repartie sur les traces de son passé, Agnès a ancré son récit dans une réalité géographique concrète certes, mais cette géographie est symbolique et correspond moins à une réalité topographique qu’à un périple imaginaire fabuleux et mythologique.
Cet imaginaire ce sont les images qui le révèlent au regard, le sien d’abord puis celui de tous, images très fortes d’une dérive, d’un voyage tempétueux, mais aussi images qui aident, qui accompagnent la turbulence, les épreuves, la découverte.
Ce récit photographique est poétique, on plonge à l’intérieur de l’être, chaque image est une révélation, une cristallisation concrète tel un trésor. Il y a dans ce mythe personnel une volonté de rupture et de résilience : On plonge dans une épopée psychique.
«11. le petit s’en va, le grand vient. La paix» est un voyage initiatique au fond de l’être vers la transcendance : ce regard une fois porté sur son existence correspond à une réelle découverte car il participe du « Connais-toi toi-même » prôné par Socrate. Le voyage est alors synonyme d’abandon, de dépouillement mais aussi d’épreuve et de libération : peu а peu, le voyageur, ou plutôt ici la voyageuse, prend conscience de sa nature véritable, essentielle, elle redevient elle-même.
Ecrire son mono-mythe, le raconter en photographies, permet de mettre de la poésie et de la beauté dans le tragique que nous vivons parfois. C’est aussi en dé-personnifiant grâce à cette forme de narration, le mythe, que l’autre peut s’approprier le récit, s’identifier à l’ héroïne.
Ici la fonction symbolique, est celle d’une quête, celle de la paix ». Agnes L
AGNES L. BIO
« ”En parallèle d’une carrière dans la communication et le graphisme, principalement dans des agences d’architecture et d’événementiel culturel de Montpellier et sa région, j’ai toujours consacré une part de mon temps à la vie associative et culturelle, plus particulièrement la photographie contemporaine, en organisant des expositions, des résidences d’artistes, et en participant à des festivals en tant qu’artiste exposé (Les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles, le festival InCadaques en Espagne, Les Boutographies Hors les Murs à Montpellier, entre autres).
Cette passion pour l’image a toujours été en lien avec une autre passion : la conscience de la nature et le lien vital qui nous y unit en tant qu’humain, mais aussi en tant qu’artiste, sensible et susceptible de pouvoir en exprimer l’essence. Bien sûr pour en montrer la beauté, mais plus encore pour en révéler l’extreme nécessité que nous avons de nous y relier, et par suite évidemment de la respecter et la protéger.
De là est venu l’intérêt grandissant pour tous les éléments composant notre nature-mère : ses paysages et sa temporalité, comme sa nature physique (la géologie de ses sols, les herbiers et leurs végétaux), mais aussi la conscience de la vie, humaine mais aussi animale, végétale, organique…
Par suite un très large éventail de signes de cette force vitale transmise à l’humain dans sa naturalité par différents axes à notre disposition, allant de la marche à la méditation, en passant par la photographie ou l’écoute nocturne des sons de la forêt, sont devenus des composantes essentielles de mon travail d’auteur avant la conception de l’œuvre toute une démarche physique, philosophique et spirituelle s’impose et m’amène naturellement vers un travail visuel terminal.
Avec une préférence pour les procédés anciens, dit « historiques » dont les manipulations techniques et chimiques permettent des possibilités d’expérimentation sans fin, et les papiers artisanaux (végétaux et/ou japonais), les documents anciens (cartes ou livres) je tente de relier la nature dans sa composition matérielle à l’humain qui grâce à l’art et l’œuvre d’art peut avancer une tentative de sublimation : c’est l’art d’Ovide qui sublimant la nature, la magnifie et en transcende non seulement sa beauté mais aussi et surtout son essence même.
Livres des métamorphoses d’Ovide.
”... dimittit animum in artes ignotas, novatque naturam ”: ” ... il dirige son esprit dans des arts inconnus, et il renouvelle la nature”.” Agnes l.
11.
le petit s’en va, le grand vient.
La paix.
Photographies.
Primavera
Huile sur toile 2025
80x80




